Odysseus, Secteur 4

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 Iriam Irougov -Les sirènes de la conscience.

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iriam



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Date d'inscription : 23/12/2008

MessageSujet: Iriam Irougov -Les sirènes de la conscience.   Mar 23 Déc - 1:24

Une salle éblouissante éclairée aux néons, du matériel informatique flambant neuf à coté duquel les vieux ouvrages rescapés des guerres semblent faire grossièrement tâche. « l'esprit... se cache dans la poussière... » professe pensivement la chargée de cours, un peu trop sexy dans sa jupe moulante et ses bottes blanches, qui disparaissent dans la lumière selon l'angle dans lequel Iriam reluque ses jambes. Plus que cinq minutes avant la fin de la session, il se lève en balançant son sac déjà bouclé depuis un bon moment par dessus son épaule et se dirige vers la sortie, d'une démarche nonchalante et irrespectueuse pour ce haut lieu des sciences humaines. « Monsieur Irougov. »  lui demande l'ATER guère plus vieille que lui, avant qu'il ne disparaisse dans les couloirs aseptisés, « Vous devenez finir l'édition de Responsability And Jugement pour la semaine prochaine. La présentation comptera pour l'UV du semestre prochain. » Elle reste digne, s'adresse à lui comme s'il était un étudiant décent, à sa place parmi tous les porteurs et transmetteurs d'humanité, et non pas le fils de riche ingérable, délinquant par loisir et par manque de richesse intérieure, vouant une admiration forcenée pour son grand cousin Yaruen, irrémédiablement ancré dans le milieu des hautes drogues mixtes [stupéfiants relevés aux nanomachines / drogues dérivées de recherches sur les implants cybernétiques]. « Hay, hay, ce sera prêt » Répond-t-il distraitement en saluant d'un geste de main souple, son attention manifestement portée tout ailleurs. Ce soir il allait devoir faire son premier phantom de système nerveux : sa première victime pour le compte de son cousin.

Ses pupilles se dilatent alors qu'il quitte la ville haute, s'enfonçant dans les zones nettement moins éclairées. Il remonte sa capuche et tire son col roulé. Il est nerveux et peu sur de lui, bien que fermement déterminé à faire sa connerie. Les niveaux défilent, l'ascenseur s'arrête pour accueillir un nouveau passager. Elle est jeune, probablement de son age et désœuvrée à première vue. « un miséreux de moins » pense-t-il dans toute la superbe de son égoïsme de classe. Riche famille arrivée de L'Est, ayant fait fortune pendant la dernière guerre dans les transports de produits pharmaceutiques et d'armes bactériologiques mixtes. Le premier critère du luxe est l'absence de caméra. Il ne pense pas aux caméras omniprésentes de la ville. L'adrénaline se libère, l'excitation le gagne. Il ne tire pas un seul mot, il ne peut pas parler à la fille, ni même croiser son regard et il le sait. Il est net, sous l'emprise d'aucune boisson, d'aucune drogue, simplement sous l'emprise du néant qui hurle en lui d'une voix désespérée. Il se jette sur elle en la cognant à la tête. Il a tapé très fort, la fille part en arrière, sa tête heurte violemment la parois métallique de l'ascenseur, mortellement blessée. Il tombe sur elle, emporté dans sa propre violence, maintenant haletant sous la peur et la conscience de son geste. Il fouille maladroitement dans son blouson d'une main empressée et sort le pantocrator qui lui échappe des mains. Yaruen lui a montré comment procéder, c'est très simple : il se courbe au dessus de la fille en ramassant hâtivement l'appareil qu'il vient flanquer d'une main tremblante derrière la nuque, prêt à prélever. « Bordel de..» une voix tonne derrière lui, il se retourne, pantocrator en main, médusé et tremblant. Emporté dans sa brutalité de débutant, expéditif, il n'a pas bloqué l'ascenseur : le type coiffé d'un casque de moto n'a pas à réfléchir à deux fois, il le tire violemment par le col et l'éloigne de l'agonisante. Iriam est paralysé par la peur, le type à l'air costaud, d'où, fuir sans bouger : il atteint la seringue électronique dans la poche interne de son blouson et se l'injecte, persuadé d'être passé à tabac par l'intrus. Il n'était pas sensé toucher à cette cam. Mais il n'était pas non plus sensé se battre contre un minotaure. Le dolorogen envahit en un instant son système nerveux, il n'est plus là. Il voit le type achever la fille, d'un coup de lame sans en comprendre le geste. Il se retourne ensuite vers lui, la vitre de son casque maculée de sang. Iriam comprend que sa « proie » est morte : il a échoué, il ne voit plus que le visage furieux de Yaruen. « Naaaaaaaay!!! Faut pas la tuer! J'ai pas pu prélever! Faut prélever avant la mort! ». Il hurle agité en s'envoyant contre les portes de l'ascenseur : le dolorogen libère son plein effet. Le type fonce sur lui et l'empoigne par le col : «  il t'arrive quoi? t'es qui gamin?? réponds moi ou tu finiras comme elle! ». Iriam répond fièrement par le nom de passe de son cousin, en plein trip : « D. , m'appelle D. » Le type le relâche et le laisse couler contre les portes froides, imperturbable, enfermé avec un cadavre et un aliéné. « Dero ». Il venait de lui livrer son nom, indubitablement pseudonyme pensait- il sur le coup avant d'oublier aussitôt, comme tout ce qui pourrait lui être dit en plein trip. A partir de ce moment, ses souvenirs seront flous, chanceux meurtrier à la conscience innocente du plus grave impair. Tout ce qui lui importait le lendemain, c'est qu'il avait gravement merdé -Yaruen allait être furieux- et que le type chez qui il venait de se réveiller -s'il s'agissait bien de sa piaule, chose dont il doutait fortement- l'avait probablement tiré de son merdier.

Une seule alternative allait s'offrir à lui : la rétribution pour son crime et la coopération avec la police, ou franchir irrémissiblement le Rubicon de la conscience. Mais ce serait sans compter sur la synthèse, rendue possible par les rencontres et liens nouveaux qui se nouent en dehors des murs aseptisés de sa fac, tant du coté de l'ordre que de celui du désordre organisé... et puis, ce Dero, auquel il voue une admiration naissante venant progressivement supplanter la figure d'autorité de son cousin.
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